Articles francophones parus en 2008

mercredi 11 février 2009

Les articles sont classés (provisoirement) par ordre alphabétique.

1. Agard JL. La scolarisation des enfants avec autisme, vue du côté des familles de Sésame-Autisme. Sesame ;2008 ;165:4-6.

Depuis la loi Handicap, chaque enfant handicapé est inscrit à l’école. Mais il y a un fossé énorme entre les espérances des familles de jeunes enfants et la manière dont la loi s’applique : inadéquation entre le plan personnel de scolarisation (PPS) et projet éducatif individuel, non attribution ou attribution trop limitée d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) pourtant nécessaire, angoisse des parents et lenteur administrative, attentes trop grandes de certains parents, manque de formation mais aussi grandes difficultés des enseignants. Pourtant, la scolarisation, si elle est adaptée aux capacités de l’enfant est un outil de socialisation essentiel. Un autre défi concerne l’articulation du médico-social et de l’éducation nationale. La création des CLIS et UPI spéciales pour enfants autistes paraît indispensable à la Fédération. En conclusion, Sésame-Autisme est favorable à la scolarisation des enfants avec autisme mais pas dans n’importe quelles conditions

2. Ameisen JC, Deschamps C, Kordon C. Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme. Les Cahiers du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé ;2008 ;54:17-35.

L’avis n°102 présente la situation des personnes (enfants et adultes) atteintes d’autisme. Une description est faite sur leurs conditions de vie (éducation, intégration sociale, maison d’accueil...), ainsi que sur les souffrances qu’elles et leur famille endurent. Un état des lieux est réalisé sur les textes juridiques parus en France et en Europe, ainsi que sur les recherches médicales. A la fin de cet avis, le Comité d’éthique fait part aux lecteurs de ses recommandations

3. Amy MD. Comment comprendre et soigner la personne autiste. Perspectives psychiatriques ;2008 ;47(1):78-89.

La pathologie autistique concerne 23 enfants pour 10 000 naissances. La Haute Autorité de Santé dans ses recommandations diagnostiques a opté pour les critères de la CIM 10. Elle préconise un travail de prévention accru. Les observations socio-communicatives à 9, 15 et 24 mois vont sans doute devenir obligatoires. L’auteur, psychanalyste depuis plus de 30 ans auprès d’enfants autistes, insiste sur le fait de prendre son temps lors du diagnostic, afin de ne pas confondre, évitement relationnel, dépression précoce et troubles autistiques.

4. Assouline M. Hommage aux équipes spécialisées en autisme qui accompagnent des jeunes aux handicaps variés : artistes atypiques ou "situations complexes". : L’adolescence et ses destins. La Lettre du psychiatre ;2008 ;4(2):63-66.

Le plateau technique pour l’autisme est étendu et il varie d’âge en âge car les troubles autistiques sont hétérogènes, le retard mental associé est variable et les comorbidités éventuelles nombreuses. Les équipes spécialisées en autisme gardent une meilleure motivation si elles ont la capacité d’accueillir et d’accompagner les différents profils d’autisme. Hommage est rendu à un réseau (hôpitaux de jour, instituts médico-éducatifs) pour adolescents et jeunes adultes de Paris et de banlieue, dont les équipes ont su innover en créant des voies d’insertion par l’art et la culture pour certains autistes (établissements et services d’aide par le travail, foyers), mais aussi en proposant des montages articulant divers services de soins au secteur médico-social pour réhabiliter des autistes exclus du dispositif à cause de leur situations complexes en autisme et troubles envahissants du développement" (SCATED).

5. Aussilloux C. Diagnostic et soins psychiatriques pour les personnes avec troubles envahissants du développement : objectifs et organisation dans le cadre du Plan autisme. Le Pélican Informations Creai Languedoc Roussillon ;2008 (197):5-13.

Le Plan autisme 2008-2010, paru en mai 2008 affiche dans son sous-titre l’ambition de "construire une nouvelle étape de la politique des troubles envahissants du développement et en particulier l’autisme. Il ne s’agit pas uniquement de mesures destinées à renforcer les actions existantes. Ce plan se propose "d’articuler résolument les champs éducatifs, pédagogiques et sanitaires". Dans cet article, l’auteur envisage l’articulation des actions de diagnostic et de soins psychiatriques dans le sanitaire et le médicosocial.

6. Aussilloux C, Baghdadli A. Évolution du concept et actualité clinique du syndrome d’Asperger. Revue neurologique ;2008 ;164(5):406-413.

La validité de l’individualisation du syndrome d’Asperger (SA) en tant que catégorie des troubles envahissants du développement (TED) reste discutée, malgré son acceptation dans toutes les classifications actuelles. En effet, alors que le diagnostic des TED ne repose que sur l’observation des anomalies comportementales en l’absence de marqueurs biologiques, aucun critère clinique, neuropsychologique ou épidémiologique n’est suffisant pour assurer une différenciation indiscutable avec l’autisme de haut niveau. L’intérêt de son individualisation est d’avoir fait porter l’intérêt sur les caractéristiques des personnes avec TED (autisme ou SA) sans déficience intellectuelle, au plan des contraintes diagnostiques, des modalités d’évaluation et des pratiques de soins, d’éducation et d’accompagnement qui leur sont nécessaires.

7. Baghdadli A, Darrou C, Coudurier C, Michelon C, Raysse P, Ledesert B, Lenoir P, Verrecchia B, Assouline B, Aussilloux C, Pry R. Durée des prises en charge d’enfants autistes et qualité de vie de leurs parents. Pratiques et organisation des soins ;2008 ;39(1):53-60.

Contexte : L’impact des troubles autistiques sur la qualité de vie familiale a été très peu étudié. Seules existent des études sur le stress de ces familles dont les résultats servent à estimer les répercussions des troubles sur leur qualité de vie. Objectif : Etudier l’impact de la durée hebdomadaire de prise en charge proposée à des enfants autistes sur la qualité de vie de leurs parents. Méthodes : Notre échantillon était composé de 77 jeunes enfants atteints d’autisme sans retard de développement important. Les durées de prise en charge hebdomadaire ont été relevées pour chaque enfant durant une année. Les parents ont renseigné deux fois (début et fin de la recherche) un questionnaire portant sur l’impact des troubles de leur enfant sur leur qualité de vie (Par-DD-Qol). Résultats : Il était difficile de mettre en évidence un effet significatif de la durée de prise en charge des enfants sur la qualité de vie de la famille, même si on a pu observer quelques différences entre pères et mères. On a noté également que l’amélioration de la perception de la qualité de vie n’était pas associée aux modifications des prises en charge. Conclusion : Il y aurait un effet émotionnel positif de tous les temps extra-familiaux de prise en charge en collectivité.

8. Baillet A. Pour une meilleure prise en charge des personnes atteintes d’autisme. Soins Psychiatrie ;2008 ;255:12.

Les troubles autistiques sont insuffisamment diagnostiqués et pris en charge en France. Dans un avis rendu le 6 décembre 2007, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émet des recommandations en faveur d’une prise en charge précoce et adaptée et d’un accompagnement des familles.

9. Bailleul M, Guerin J, Pasco D, Riff J, Esmenjaud-Genestoux F, Dutillieux G, Bloch I. Apprentissage des mathématiques et élèves "différents". Les sciences de l’éducation ;2008 ;41(1):146 p.

Ce dossier analyse les rapports entre les élèves à besoins particuliers et les savoirs mathématiques. Il se compose de quatre articles qui balayent les différents types de "besoins particuliers", allant de la difficulté de comportement légère, aux situations de handicap gérées ici dans le cadre de l’intégration scolaire, en passant par la prise en compte des difficultés d’apprentissage. Il examine d’abord l’activité d’un élève de seconde pendant un nombre important de séances de mathématiques puis porte la réflexion sur un cas de rééducation dans lequel une médiation est proposée à une élève de CE2 en échec scolaire, pour réaménager son rapport aux nombres. Dans le troisième article de ce dossier, l’auteur se demande dans quelle mesure les enfants atteints de troubles envahissants du développement (TED) peuvent tirer profit de la fréquentation d’une classe dite "ordinaire ". Le dernier texte proposé ici rend compte du déficit de sens accordé par les élèves de SEGPA aux savoirs en général et aux savoirs en mathématiques en particulier. Selon l’auteure, ce déficit est dû a une mauvaise interprétation des signes mathématiques. Ce sont justement ces signes qu’il faudrait rendre accessibles à ces élèves.

10. Baudier A. Les neurones miroirs. : Emotion, postures et communication non verbale. Evolutions psychomotrices ;2008 ;79:12-16.

Les neurones miroirs sont des neurones qui déchargent quand un sujet, singe ou humain, observe une action produite par autrui. Ces neurones semblent nécessaires pour comprendre ces actions. Il semble que les neurones miroirs humains ont des propriétés particulières qui peuvent expliquer la capacité à comprendre les intentions d’autrui, la capacité d’imitation directe et d’apprentissage par imitation. De plus, les neurones miroirs apparaissent pertinents pour expliquer certaines pathologies mentales comme l’autisme. Mais il ne semble pas possible de considérer aujourd’hui que ces neurones rendent compte de l’ensemble de nos compétences sociales.

11. Baumont S. Jean est le chouchou de Joëlle... Santé Mentale ;2008 ;133:20-22.

12. Brunet L. Autisme et sexualité : un sujet tabou dont il faut pourtant parler. Sesame ;2008 ;165:10-11.

Le Conseil d’administration de l’Association Sésame-Autisme a créé une Commission Sexualité associant parents et professionnels en réponse au besoin d’information des parents d’enfants avec autisme qui sont confrontés aux manifestations de l’éveil sexuel des enfants. Le but est d’aider les parents et les professionnels à expliquer à l’enfant ce qui se passe en évitant les souffrances supplémentaires. Concernant l’aspect affectif, les liaisons amoureuses dans les établissements sont rarement signalées mais il faut prévoir la possibilité d’assurer le respect de la vie sexuelle des résidents

13. Caron R, Bourgeois I. Vers une clinique d’un enfant autiste en classe de maternelle. Annales médico psychologiques ;2008 ;166(7):539-546.

Les enfants qui présentent des troubles du comportement et des difficultés d’adaptation scolaire sont souvent l’objet de préoccupations importantes tant de la part des parents que des enseignants qui en ont la charge. Cet article tente de montrer l’évolution en classe de maternelle d’un enfant présentant des troubles autistiques et qui a nécessité un suivi pédagogique adapté et un investissement tout particulier de la part de l’enseignant.

14. Carre P. Autisme : vécu des familles et relations parents-professionnels. Sesame ;2008 ;166:2-6.

Les relations parents-professionnels sont parfois difficiles. Les parents d’ autistes ont mauvaise réputation dans les institutions quant ils demandent à être considérés comme de véritables partenaires, des co-thérapeutes ; des progrès ont été réalisés dans ce sens, mais pas partout. Pourtant si le professionnel est l’expert de l’autisme, le parent est quant à lui l’expert de son enfant autiste. Les spécialistes de l’autisme soulignent la précocité des inquiétudes parentales par rapport au diagnostic, et l’importance de la collaboration avec les parents qui éclairent sur le comportement de leur enfant

15. Chamak B. Les associations de parents d’enfants autistes : De nouvelles orientations. MS Medecine sciences ;2008 ;24(8-9):768-770.

Si dans les années 1970 les associations de parents d’enfants autistes réclamaient l’ouverture d’hôpitaux de jour, dans les années 1990, cette revendication s’est transformée en une remise en cause des professionnels et une volonté de s’éloigner du milieu psychiatrique. Longtemps mises en accusation, les familles se montrent de plus en plus sceptiques vis-à-vis des autorités médicales et administratives et rejettent parfois les prises en charge proposées par les institutions. Elles réclament un diagnostic précoce pour obtenir des aides et mettre en place des interventions adaptées. La psychanalyse, qui pendant longtemps a constitué l’approche privilégiée en matière d’autisme, est aujourd’hui décriée par les associations qui réclament l’intégration scolaire pour leurs enfants et la généralisation des méthodes éducatives et comportementales.

16. Chaouki S, Elarqam L, Atmani S, Bouharrou A, Hida M. La sclérose tubéreuse de Bourneville : à propos de 11 observations. Journal de pédiatrie et de puériculture ;2008 ;21(7):305-310.

La sclérose tubéreuse de Bourneville est une maladie génétique qui donne lieu à des manifestations neurologiques, cutanées et viscérales en rapport avec une localisation multiple d’hamartomes. Les auteurs rapportent 11 observations d’enfants, admis dans leur service pour prise en charge d’une épilepsie et chez qui le diagnostic de sclérose tubéreuse de Bourneville a été posé selon les critères diagnostiques de l’US National Tuberous Sclerosis Association. Il s’agit de cinq filles et de six garçons ayant tous des signes cutanés et une épilepsie assez sévère, associée à un retentissement cognitif variable. Cinq enfants avaient présenté un syndrome de West dont quatre avaient développé des traits autistiques francs. L’atteinte cardiaque a été trouvée chez cinq patients et a été symptomatique chez l’une d’eux. Les explorations rénale et ophtalmologique n’ont pas relevé d’anomalies. La sclérose tubéreuse de Bourneville est une maladie héréditaire dont le pronostic est particulièrement lié à l’atteinte neurologique. Une approche multidisciplinaire et une prise en charge précoce et appropriée permettent d’atténuer le retentissement cognitif et d’améliorer la qualité de vie des patients.

17. Chavaroche P. Le médico-social a l’épreuve du soin aux personnes les plus gravement handicapées. La Psychiatrie Médico-Sociale. Psychiatries ;2008 ;149:81-92.

Les Maisons d’Accueil Spécialisées prennent en charge des personnes aux pathologies graves et complexes qu’on appelait autrefois " incurables " du fait de leur état de dépendance complète et de leur grande difficulté à communiquer. Les nommer aujourd’hui " handicapés " revient à nouveau à gommer la dimension psychiatrique de leurs troubles (psychose, autisme...) et la nécessité de soins appropriés. D’autre part il est important aussi pour les équipes de relancer l’activité de penser face à la lourdeur du travail tant au quotidien que sur un plan narcissique. Les MAS doivent être des lieux de vie ET de soins, la complémentarité médico-social/sanitaire reste à construire, et une véritable pensée sur le soin peut s’y élaborer.

18. Chellout Heraut F, Lemaitre A, Lemorvan N, Khemliche H, Bour F, Elmassioui F. Étude normative de l’électrorétinogramme chez l’enfant. Application dans l’autisme infantile. Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence ;2008 ;56(8):530-539.

Introduction. - L’électrorétinogramme permet de recueillir la réponse rétinienne directe à la stimulation lumineuse. Utilisé chez l’adulte comme chez l’enfant cet examen est d’une grande aide au diagnostic d’atteinte rétinienne soit isolée soit dans le cadre d’une atteinte plus diffuse. But du travail. - Établir des valeurs normatives des réponses ERG en fonction de l’âge chez l’enfant et comparer ces valeurs à celles obtenues dans un petit groupe d’enfants autistes. Matériel et méthode. - L’exploration rétinienne par ERG photopique et scotopique a été réalisée chez 46 enfants témoins sains et dix adultes, puis chez six enfants atteints d’autisme infantile. L’exploration ERG est effectuée à l’aide d’électrodes de contact (ERG-jet) placées sur la cornée de chaque œil. Les réponses sont enregistrées grâce à un appareil Nicolet Spirit(r). Selon l’âge lors des tests, quatre groupes d’enfants témoins ont été étudiés. Groupe 1 : 14 enfants âgés de trois mois ; groupe 2 : neuf enfants âgés de 12 mois ; groupe 3:13 enfants âgés de 24 mois et groupe 4 : dix enfants âgés de 36 mois. Résultats. - Les résultats obtenus ont été comparés, d’une part, à un groupe d’adultes témoins d’âge moyen 39 ans, d’autre part, à ceux des enfants autistes d’âge moyen quatre ans. On constate que les réponses ERG scotopiques et photopiques sont matures dés la première année de vie mais que la maturation continue de façon progressive jusqu’à l’âge de trois-quatre ans. Les enfants atteints d’autisme infantile ont des réponses perturbées surtout en photopique. Plus ces perturbations sont importantes, plus les troubles de comportement sont massifs. Conclusion. - L’examen ERG est un outil essentiel chez l’enfant dans un bilan d’atteinte rétinienne. La maturation rapide des voies rétiniennes permet son usage très tôt chez l’enfant. Il peut également être utilisé chez l’enfant atteint d’autisme infantile dans l’évaluation du degré d’atteinte afin de mieux adapter la prise en charge.

19. Clamadieu C, Contin X, Rousselle C, Claris O. Déficit en adénylosuccinate lyase à révélation néonatale. Archives de pédiatrie ;2008 ;15(2):135-138.

Le déficit en adénylosuccinate lyase est une anomalie de la synthèse de novo des bases puriques, de transmission récessive autosomique, qui se manifeste dans l’enfance par des troubles neurologiques (convulsions, retard psychomoteur, comportement autistique). Nous présentons 2 observations d’enfants d’une même fratrie, dont la maladie s’est exprimée très précocement, dès le 1er jour de vie, par une épilepsie intraitable. Le dépistage de cette erreur du métabolisme est simple et devrait faire partie des explorations métaboliques des épilepsies néonatales.

20. Claudon P, Dall’Asta A, Lighezzolo Alnot J, Scarpa O. Étude chez l’enfant autiste d’un des fondements corporels de l’intersubjectivité : le corps propre comme partage émotionnel. La Psychiatrie de l’enfant ;2008 ;51(1):125-152.

Les auteurs proposent une réflexion épistémologique fondée sur des arguments cliniques et théoriques chez le bébé et le petit enfant. Ils étudient la part du corps expérimenté au cours de l’interaction et engagé dans la capacité de penser. Il s’agit des premiers éléments issus d’une recherche au long court menée au sein d’un Centre Ressources Autisme sur l’étude des fondements des capacités interactives et communicatives. Les discussions se centrent donc sur la situation des enfants autistes ou est considéré le trouble sévère d’intersubjectivité. Ce travail amène à une hypothèse nouvelle ou l’émotion et le corps propre tiennent la plus grande place, elle s’inscrit dans le paradigme développé en France par Bernard Golse. Cette hypothèse discute chez le petit enfant, autiste ou typique, la nécessité de constituer un " espace de contact " pour mettre en oeuvre des capacités primaires de représentation de soi et de l’objet, et ainsi permettre le développement progressif écologique de la relation intersubjective.

21. Comte Gervais I, Giron A, Soares Boucaud I, Poussin G. Évaluation de l’intelligence sociale chez l’enfant : Présentation d’une échelle d’évaluation clinique : EASE (échelle d’adaptation sociale chez l’enfant). Information psychiatrique ;2008 ;84(7):667-673.

Les performances dans le domaine des compétences sociales dans la vie quotidienne ont été examinées sur une population d’enfants normaux. L’objectif était d’établir des valeurs normatives pour l’échelle EASE. 327 enfants normaux de différentes tranches d’âge ont été testés. Les résultats montrent un effet significatif de l’âge dans le développement de la mentalisation et les résultats confirment que cette capacité s’acquiert entre 3 et 5 ans. Des valeurs normatives ont ainsi pu être établies. A l’issue de ce travail, on pourrait proposer l’échelle EASE comme un outil d’aide au diagnostic différentiel des pathologies avec des troubles du langage et de la personnalité chez le jeune enfant que sont les TED (autisme atypique notamment) et les TSDL.

22. Comte Gervais I, Giron A, Soares Boucaud I, Poussin G. Evaluation de l’intelligence sociale chez l’enfant présentant des troubles spécifiques du langage oral Présentation d’une échelle d’évaluation clinique. Evolution psychiatrique ;2008 ;73(2):353-366.

Les performances dans le domaine des compétences sociales dans la vie quotidienne ont été examinées sur une population d’enfants présentant un trouble spécifique du développement du langage oral (TSDL) ou un trouble envahissant du développement (TED). Ces deux populations ont été comparées a des enfants normaux, des déficients intellectuels et des dyslexiques. Les résultats chez les enfants TSDL (qui se situent à un stade intermédiaire entre les TED et les sujets témoins) confirment qu’il existe un lien entre les habiletés langagières et les capacités de mentalisation, le développement de la théorie de l’esprit allant vraisemblablement de pair avec le développement du langage. Les résultats montrent aussi que l’échelle d’adaptation sociale pour enfants (EASE) serait moins sensible à l’effet cotateur que les tests théories de l’esprit (TOM) classiques. Le deuxième objectif étant d’établir des valeurs normatives pour l’échelle EASE, 327 enfants normaux de différentes tranches d’âge ont été testes. Les résultats montrent un effet significatif de l’âge dans le développement de la mentalisation et les résultats confirment que cette capacité s’acquiert entre trois et cinq ans. Des valeurs normatives ont ainsi pu être établies. A l’issue de ce travail, on pourrait proposer l’échelle EASE comme un outil d’aide au diagnostic, en particulier pour l’aide au diagnostic différentiel des pathologies présentant des troubles du langage et de la personnalité chez le jeune enfant que sont les TED (autisme atypique notamment) et les TSDL. Ce diagnostic différentiel est souvent très délicat à poser. Il est pourtant crucial, car la conduite a tenir et le pronostic sont différents. Il serait intéressant de pouvoir disposer en clinique d’outils permettant d’avancer l’âge du diagnostic. L’échelle EASE présente donc tout son intérêt.

23. Constant J. Trajectoires d’une personne autiste et d’une personne psychotique de l’enfance à l’âge adulte. Enfances et psy ;2008 ;38:79-89.

Les trajectoires de vie de deux personnes souffrant de troubles envahissants du développement, forme typique (autisme de Kanner) et forme atypique (psychose avec une co-morbidité de troubles de l’attachement) sont évoquées du point de vue des contre-attitudes que leur psychopathologie respective a induite chez les soignants qui les ont accompagnés à travers les âges de la vie et les passages de l’enfance à l’adolescence puis à l’adultance. La contradiction entre la permanence des troubles psychopathologiques et l’évolutivité des positions soignantes, selon les âges de la vie, trouve sa résolution partielle dans la référence aux conceptions de Paul Ricoeur sur les paradoxes de l’identité.

24. Constant J. Défilé de modèles en pays autiste. Un témoignage... . Pratiques en Santé Mentale ;2008 ;54(3):60-65.

L’auteur passe en revue les différents modèles de prise en charge des enfants autistes qu’il a connus depuis sa formation de pédopsychiatre, dans les années 1960, jusqu’à aujourd’hui.

25. Contejean Y. De l’autisme aux troubles envahissants du développement. Nervure ;2008 ;21(2):1-3.

Après un historique qui rappelle l’évolution et l’état actuel des travaux sur l’autisme, l’auteur insiste sur le rôle important de l’évaluation et du diagnostic qui doivent être réalisés le plus précocement possible. Il rappelle que l’autisme fait partie des principales préoccupations de santé publique avec une fréquence estimée à 1 enfant sur 1000 et près de 2,7 sur 1000 en incluant l’ensemble des troubles envahissants du comportement (TED), avec une nette prédominance masculine. Selon l’auteur, l’objectif suivi par les centres d’évaluation ne se limite pas au diagnostic, mais participe à l’orientation thérapeutique, éducative et pédagogique de chaque enfant, associant les parents et la fratrie, concernés eux aussi par ces troubles et qui demandent également un accompagnement attentif. Actuellement, il est fait appel aux familles concernées afin de participer à la constitution d’une banque de données génétiques pour permettre l’étude du plus grand nombre de cas possible

26. Contejean Y, Kaye K. Actualités de l’autisme de Kanner. Nervure ;2008 ;21(5):1-6.

En 1943, KANNER décrit l’autisme infantile précoce. Actuellement, l’autisme est considéré comme l’expression comportementale d’une dysfonction neuro-développementale liée à des anomalies cérébrales. Des recherches récentes sur l’autisme ont tenté de mieux comprendre les mécanismes étiopathogéniques impliqués dans les troubles envahissants du développement et se sont inscrites dans des domaines très diversifiés (neuro-chimie, neuro-anatomie, imagerie cérébrale, neuro-immunologie, génétique, facteurs environnementaux). Les résultats évoquent la notion d’une étiologie multifactorielle

27. Couybes M, Brown M-C, Vigne-Lepage V, Chirac J. Autour du plan autisme. Etre, handicap information ;2008 (97):6-20.

28. Da Fonseca D, Viellard M, Fakra E, Bastard Rosset D, Deruelle C, Poinso F. Schizophrénie ou syndrome d’Asperger ? La Presse médicale ;2008 ;37(9):1268-1273.

Les patients ayant un syndrome d’Asperger sont souvent diagnostiqués tardivement ou considérés à tort comme des patients atteints de schizophrénie. La méconnaissance du syndrome d’Asperger est un véritable problème, car elle est bien souvent à l’origine d’une prise en charge inefficace. Certains signes cliniques décrits dans le syndrome d’Asperger peuvent être considérés comme des signes cliniques de la schizophrénie : l’altération des interactions sociales, les capacités de communication, les intérêts restreints et les éléments de persécution. Un certain nombre d’éléments facilite le diagnostic différentiel : l’âge d’apparition des troubles, les antécédents familiaux de troubles envahissants du développement, les conversations récurrentes autour de thèmes précis, les aspects pragmatiques du langage, le ton assez singulier, le manque d’imagination et l’incompréhension des convenances sociales sont plus caractéristiques du syndrome d’Asperger. La reconnaissance du syndrome d’Asperger au détriment du diagnostic de schizophrénie permet d’éviter quelques écueils au niveau de la prise en charge et offre surtout la possibilité de mettre en place une prise en charge plus adaptée au fonctionnement du patient et de sa famille.

29. Durand B, Bouvet C, Maillard-Dechenans N, De Roten Y, Petot J-M, Marie-Cardine M, Terra J-L, Andre C, Hayat M, Heroguel J, De Souza Marques G, Demortreux C, Minet A, Lorans C, Drylewicz S, Paradis M, Constant J. Les modèles du soin psychique : évolutions actuelles. Pratiques en Santé Mentale ;2008 (3):1-65.

Bien que les affections psychiques représentent un pourcentage important des causes de consultation et d’hospitalisation, la psychiatrie reste encore une discipline méconnue qui véhicule des représentations contrastées et schématiques, voire totalement irrationnelles, y compris chez les acteurs de santé. Peut-on changer cette image négative ? Les familles ne cessent de déplorer le déficit d’information et de dialogue auquel elles sont contraintes, alors même qu’elles sont en droit de s’interroger sur les options théoriques privilégiées des soignants auxquels elles sont de fait liées. Sera-t-on informé et considéré comme un partenaire légitime selon que l’on aura affaire à une équipe privilégiant un modèle psychanalytique, systémique ou strictement neurobiologique ? Comment pouvoir articuler des modes d’analyse et de compréhension différents sans tomber dans un éclectisme de pacotille ou un syncrétisme empirique ? C’est l’objet de ce dossier aux contributions riches et variées. Les personnes dites handicapées psychiques sont accompagnées par des professionnels du social et du médico-social qui ont acquis aujourd’hui une expertise sur ce qu’est la souffrance psychique qu’il faut savoir reconnaître et partager.

30. Durand CM, Chaste P, Fauchereau F, Betancur C, Leboyer M, Bourgeron T. Identification d’une voie synaptique associée a l’autisme. MS Medecine sciences ;2008 ;24(1):25-28.

L’autisme est caractérisé par un déficit de l’interaction sociale réciproque, un déficit qualitatif de la communication verbale et non verbale, et un répertoire de comportements restreints, répétitifs et stéréotypés. Ces troubles apparaissent chez l’enfant avant l’âge de trois ans et affectent environ un enfant sur 166 pour « les troubles du spectre autistique » (TSA) et un enfant sur 1 000 pour l’autisme typique dit « autisme de Kanner ». Des résultats récents obtenus sur les protéines synaptiques NLGN3, NLGN4, SHANK3 et NRXN1 suggèrent fortement l’implication de la formation et de la maturation des synapses dans l’étiologie de l’autisme

31. Dutillieux G. Enseignement des mathématiques et enfants autistes. Les sciences de l’éducation ;2008 ;41(1):65-90.

Cette étude tente de repérer en primaire, les points d’appui et de faiblesse des enfants autistes et de voir dans quelle mesure ceux-ci sont "compatibles" avec l’intégration scolaire en particulier sur le plan didactique. La résolution de problème, au cœur de la démarche d’apprentissage des mathématiques semble selon l’auteure être difficilement acceptable pour les enfants autistes alors qu’ils excellent souvent en calcul et dans les domaines formels. Elle fait des hypothèses et présente des études de cas.

32. Duvignau K, Elie J, Wawrzyniak A. Pour une approche transpathologique et translinguistique de l’approximation sémantique ; le cas des TED : vers une rigidité lexicale caractéristique de l’Asperger en L1 et L2. Glossa ;2008 ;104:34-41.

Les études dans le domaine des approximations sémantiques et de la métaphore portent une attention marquée au lexique des noms, au détriment d’une investigation sur le lexique des verbes. Dans cet article, nous examinons la production d’approximations sémantiques verbales issues de jeunes enfants sans troubles ainsi que d’enfants d’Asperger et d’enfants avec autisme de haut niveau durant une tâche de dénomination de séquences d’actions vidéos. Notre objectif est d’éclairer le développement linguistique et conceptuel du lexique verbal en étudiant la production d’approximations sémantiques verbales tant en langue maternelle (L1), qu’en langue seconde (L2). Les résultats : a) montrent une forte similarité entre les jeunes enfants en L1 et les enfants en situation d’apprentissage d’une langue L2. b) étayent notre hypothèse selon laquelle la production des approximations sémantiques chez l’Asperger est très différente de celle observée chez les enfants sans troubles et les enfants avec autisme de haut niveau. Le problème des enfants Asperger dans la production des approximations sémantiques signerait une déficience significative dans le développement de leur système lexical et serait à voir comme une cause majeure de leur handicap communicationnel : rejet d’expressions approximatives, production et attente de mots spécifiques, non adaptation à la variété lexicale et donc communicationnelle des interlocuteurs, enfermement dans des univers lexicaux spécialisés.

33. Elouard P. Les principales prises en charge éducatives spécifiques aux TED issues de l’approche cognitivo-comportementale. Bulletin du CREAI Bourgogne ;2008 ;279:5-13.

Synthèse de la conférence de Patrick ELOUARD, dans le cadre de la journée d’étude du 6 octobre 2007 organisée par le CREAI de Bourgogne, portant sur le thème des approches éducatives dans l’accompagnement des personnes atteintes d’autisme. Cette journée avait pour ambition d’apporter des éclairages sur la diversité des méthodes éducatives utilisées. L’auteur a dressé un panorama des différentes méthodologies actuellement pratiquées. Il a pris soin de situer leurs éventuelles filiations conceptuelles et d’insister sur la complémentarité de certaines actions entre elles dans la perspective d’améliorer la qualité de vie des personnes (enfants et adultes) souffrant des troubles envahissants du développement (TED)

34. Elsabbagh M. A la recherche des signes précoces de l’autisme. Médecine & enfance ;2008 ;28(6):254-258.

Le rôle des facteurs héréditaires dans l’apparition de l’autisme a été évoqué dès les premières descriptions de ce syndrome par Asperger et Kanner. Soixante ans plus tard, des études de biologie moléculaire confirmaient le rôle des facteurs génétiques dans l’apparition de ce trouble. Bien que certains facteurs augmentant le risque d’autisme aient été identifiés, la manière dont ces prédispositions génétiques interagissent avec l’environnement biologique et social de l’enfant pour mener à l’autisme est encore mal comprise. Une grande partie de la recherche dans le domaine de l’autisme porte actuellement sur l’étude des interactions entre ces différents facteurs tout au long du développement. Mayada Elsabbagh, chercheur au Centre for Brain and Cognitive Development, à Londres, travaille sur les signes précoces de l’autisme, qui seraient visibles dès la première année de vie. Elle étudie les jeunes frères et sœurs des enfants déjà diagnostiqués, car ces nourrissons ont un plus grand risque de développer un autisme que la moyenne des enfants. Il sera ainsi possible de chercher des liens entre les comportements observés précocement et leurs éventuels symptômes ultérieurs. Bien que ces recherches soient porteuses d’espoir pour les parents et les praticiens, leur avancement se heurte à des nombreux défis méthodologiques et éthiques.

35. Fillon V. La théorie de l’esprit et l’élaboration des inférences en relation avec l’autisme. Les Inférences dans la Communication. Rééducation orthophonique ;2008 ;46(234):91-106.

Dans cet article, l’attention sera portée aux déficits engendrés par le trouble envahissant du développement que l’on nomme plus naturellement l’autisme. La complexité de cette pathologie sera abordés tant au niveau de se définition qui entraîne désormais la précessité de parler de spectre ou de continuum autistique, que par les différentes hypothèses tentant d’aborder ce trouble : déficit de la théorie de l’esprit de la cohérence centrale des fonctions exécutives, des neurones miroirs. Certaines de ces assomptions seront de même soulignées par des données issues des études en neuro-imagerie. Il sera également relaté, par la présentation plus spécifique d’une étude de Joalle et Baron-Cehen (2000), la question de l’élaboration des inférences de cohérence qui semblent d’Asperger. Chez les personnes souffrant d’un autisme de haut niveau et de syndrome d’Asperger. De par ces données, ce trouble entraînerait des difficultés à inférer le thème global d’un récit bien qu’une compréhension littérale soit sauvegardée, résultats qui expliquent de plus, la difficulté des personnes autistes à comprendre l’ironie, les métaphores ou l’humour.

36. Fischer AM. Autisme sévèrement déficitaire : comment éduquer, comment communiquer ? Le Pélican Informations Creai Languedoc Roussillon ;2008 ;190:4-10.

Cet article est la synthèse de la communication de Anne-Marie Fischer lors d’une journée d’étude organisée par le CRA de Bourgogne le 6 octobre 2007 "Autour des approches éducatives dans l’accompagnement des personnes atteintes d’autisme". Il souligne la nécessaire reconnaissance et prise en compte de l’autisme chez les sujets gravement déficitaires et aborde des notions pédagogiques fondamentales élaborées par Schopler et ses collaborateurs, en dégageant des applications possibles pour le travail éducatif avec des personnes atteintes d’ autisme sévèrement déficitaire

37. Gaberan P, Clocher J-M, Lin J, Ruiz G. Garder vivant l’acte éducatif : comme Deligny, osez. Lien social ;2008 ;870:8-19.

Ce dossier témoigne de l’œuvre de Fernand DELIGNY. Alors qu’un grand nombre d’institutions spécialisées et de leurs équipes sont en souffrance, il apparaît que la pensée du "poète pédagogue" indique encore une direction à prendre aux professionnels des temps présents

38. Garret Gloanec N, Roos Weil F, Boudart Y. Psychiatrie et autisme. Information psychiatrique ;2008 ;84(2):101-106.

39. Gepner B. Une nouvelle approche de l’autisme : des désordres de communication neuronale aux désordres de la communication humaine. Interactions ;2008 ;1:31 p.

Dans cet article, l’auteur esquisse un nouveau scenario "du gène au comportement" concernant les désordres du spectre autistique (DSA). Il examine ce scenario en partant de la clinique et en remontant vers les gènes. Il rappelle d’ abord sa triple approche clinique, expérimentale et théorique de l’autisme "La malvoyance de l’ E-Motion et autres désordres du traitement temporospatial des flux sensoriels", selon laquelle certains enfants ayant des désordres de la constellation autistique présentent depuis le début de leur vie des difficultés a traiter en ligne les événements du monde environnemental et a produire en temps réel des ajustements sensorimoteurs et moteurs. Le monde va et change trop vite pour être traite en temps réel par le cerveau des personnes autistes, ce qui génère leurs désordres communicatifs, cognitifs et imitatifs ainsi que leurs stratégies compensatoires et adaptatives. Il montre ensuite que ces troubles du traitement temporospatial sont sous-tendus par une dysconnectivite et dyssynchronie multisysteme (DDM), elle-même en rapport avec des anomalies cérébrales structurales et fonctionnelles. Pour finir, il relie ces anomalies neuronales et synaptiques a leurs contreparties génétiques.

40. Gilgenkrantz S. Autisme et recherches génétiques. MS Medecine sciences ;2008 ;24(2):155.

41. Gillis A. Au sujet de l’autisme : (Résumé d’intervention). La Psychiatrie Médico-Sociale. Psychiatries ;2008 ;149:69-70.

42. Gousse V. Apport de la génétique dans les études sur la résilience : l’exemple de l’autisme. Annales médico psychologiques ;2008 ;166(7):523-527.

Les études menées sur la résilience visent à décrire et comprendre la capacité qu’ont certains individus à " rebondir " en dépit d’un (ou plusieurs) événement(s) de vie très traumatisant(s). Sur la base de deux approches (l’une centrée sur les variables, l’autre sur l’individu), les différents modèles de la résilience tentent de décrire les interactions et/ou les relations existant entre les facteurs de risque et de protection, tant au plan individuel qu’environnemental. Récemment, d’autres études ont cherché à analyser le poids des facteurs de risque génétiques dans le processus de résilience. Après présentation de ces travaux, l’article discute cette extension du concept, en s’appuyant sur l’exemple de la résilience étudiée dans les familles ayant un enfant atteint d’autisme.

80. Gras-Vincendon A, Bursztejn C, Danion JM. Fonctionnement de la mémoire chez les sujets avec autisme. L’Encéphale ;2008 ;34(6):550-556.

L’autisme est un trouble précoce du développement qui s’accompagne généralement de déficits cognitifs altérant les apprentissages et l’intégration sociale. Notre revue de la littérature s’intéresse au fonctionnement de la mémoire chez les sujets avec autisme. Celle-ci n’est pas perturbée dans son ensemble, seuls certains sous-types de mémoire s’avèrent altérés avec des différences notables selon les études. La mémoire à court terme/mémoire de travail est intacte, sauf quand les tâches sont complexes ou qu’il s’agit de tâches spatiales. En mémoire à long terme épisodique, les tâches explorant le rappel libre et la reconnaissance pour du matériel simple sont correctement réalisées alors que celles explorant le rappel de stimuli plus complexes, verbaux et spatiaux, s’avèrent perturbées. La mémorisation de certains types d’informations contextuelles est déficitaire dans ses aspects les plus sociaux. La remémoration consciente, signe d’une mémorisation plus complète, est moins fréquente que le sentiment de familiarité. L’ensemble de ces troubles pourrait s’expliquer par une moindre utilisation des stratégies d’organisation du matériel à mémoriser, en particulier lors de la récupération et rendre compte de quelques uns des symptômes cliniques de l’autisme, en particulier les anomalies de la communication sociale.

43. Grollier M. Enjeux des offres thérapeutiques autour de l’autisme. Psychothérapies ;2008 ;28(4):261-268.

Deux grands courants proposent un accompagnement pour les enfants autistes. Entre l’action éducative et l’acte thérapeutique, l’écart porte avant tout sur la différence de conception de ce qu’est l’autisme. Nous proposons de montrer que le support de cet écart est incarné dans la notion de déficit. Entre une position qui considère avant tout l’autisme comme un déficit et celle qui, à l’inverse, considère que l’autiste n’est pas déficitaire, se positionnent difficilement ceux qui ne tranchent pas ce point. A partir de là, l’évaluation même des programmes éducatifs ou offres thérapeutiques ne peut être validée de façon cohérente. Cette variable qu’est la notion de déficit n’est pour nous finalement que la conséquence de ce qui sépare deux conceptions de l’homme et de ses souffrances. A ne pas pouvoir s’en écarter, ceux qui proposent de s’orienter de la psychanalyse se trouvent conduits à des aménagements qui nous paraissent réduire la portée de leur action et problématiser leurs références. Mais nous considérons que notre monde est une suite de surprises et d’imprévus que nul programme ne peut anticiper, le projet analytique nous paraissant alors offrir des solutions plus efficientes. Mais au prix d’une plus grande difficulté à évaluer son action.

44. Guile JM. Politiques publiques, discours et pratiques professionnelles autour de l’autisme. Perspectives psychiatriques ;2008 ;47(2):113-116.

45. Hajjar M, Richa S. Les obsessions et les compulsions retrouvées dans l’autisme Étude comparative entre des enfants autistes et des enfants trisomiques 21 à l’école spécialisée pour handicap Sesobel au Liban. Annales médico psychologiques ;2008 ;166(7):528-532.

Objectif.- L’objectif de cette étude est d’examiner les types de pensées et de comportements répétitifs manifestés chez des enfants et adolescents autistes et comparer leur prévalence de survenue à ceux des enfants et adolescents trisomiques 21. Méthode. - Vingt-six patients admis au Sesobel (école spécialisée pour handicap au Liban) avec le diagnostic de trouble autistique (DSM-IV) pour qui leurs éducatrices avaient complété la liste de symptômes du Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale (Y-BOCS SCL). Les types des obsessions et des compulsions courantes ont été évalués. Un groupe témoin consistait en trente individus atteints de trisomie 21 appariés par l’âge et le sexe. Résultats. - Le test d’Anova a montré que la prévalence de survenue globale de pensées et comportements répétitifs est significativement plus élevée chez les autistes par rapport au groupe témoin. Les obsessions liées à la peur de se faire mal, les obsessions de contamination, les compulsions d’ordre et de rangement et le besoin de toucher, tapoter ou frotter survenaient significativement plus fréquemment dans le groupe des autistes, alors que le groupe témoin ne se caractérisait par aucun type d’obsession-compulsion. Conclusion. - Ces résultats suggèrent que les enfants et adolescents autistes se caractérisent par une fréquence de survenue plus élevée et une plus large variété de pensées et comportements répétitifs que les enfants et adolescents trisomiques 21.

46. Hjiej H, Doyen C, Couprie C, Kaye K, Contejean Y. Approches substitutive et diététique du trouble autistique de l’enfant : intérêts ou limites ? L’Encéphale ;2008 ;24(5):496-503.

L’application de complémentations ou de régimes alimentaires spécifiques sont prônées par certains auteurs dans le traitement du trouble autistique de l’enfant et cette approche suscite intérêt chez les parents et controverse chez les professionnels. Or, à ce jour, la majorité des études publiées sur ce thème dans le trouble autistique ne peuvent encourager les cliniciens à recommander les régimes aux parents du fait d’un manque de lisibilité de la balance bénéfice-risque. Les études souvent isolées et non répliquées par d’autres équipes souffrent d’une méthodologie dont la rigueur s’avère insatisfaisante ou trop variable et seule la supplémentation en vitamine B6 semblerait avoir répondu à des critères d’évaluation, d’efficacité et de tolérance satisfaisants. Cette supplémentation reste toutefois encore largement discutée. Mais l’approche diététique n’est pas à négliger pour autant, car ces études témoignent du déficit nutritionnel des enfants autistes et de la confrontation des parents à leurs comportements alimentaires particuliers dont on ne peut ignorer le retentissement somatique, comportemental ou encore familial.

47. Inizand D. Une expérience de psychologue impliqué dans un dispositif de prise en charge institutionnelle d’adolescents présentant des troubles autistiques Sesame ;2008 ;166:7-10.

48. Jeanpierre D. Les éducateurs spécialisés et le projet thérapeutique en IME. La Psychiatrie Médico-Sociale. Psychiatries ;2008 ;149:97-105.

La vie et le travail dans un petit IME du 93, écosystème complexe et fragile comme la dune, lieu d’accueil à temps plein pour 40 enfants en extrême difficulté dont plus de la moitié souffre de troubles psychotiques ou autistiques. Compte tenu du temps très partiel des soignants, l’essentiel du projet thérapeutique repose sur la dynamique institutionnelle : maillage de présence et de compétences multiples autour des enfants et de leurs familles. Les éducateurs spécialisés sont au coeur de ce dispositif. Il est donc indispensable que perdurent la solidité et la diversité de leur formation et que soit réexaminée la question de la reconnaissance de leur travail, tant par eux-mêmes que par la société.

49. Kimmoun A, Leheup B, Feillet F, Dubois F, Morali A. Hypercalcémie révélant une hypervitaminose A iatrogène chez un enfant atteint de troubles autistiques. Archives de pédiatrie ;2008 ;15(1):29-32.

L’hypervitaminose A est une cause rare d’hypercalcémie chez l’enfant. Son mode de survenue peut être surprenant comme dans l’observation rapportée. Observation. Un garçon de trois ans, présentant d’importants troubles du comportement, a été hospitalisé en raison d’une altération de l’état général associée à des vomissements, des céphalées, de la fièvre et des anomalies cutanées. Une hypercalcémie à 168 mg/L a été retrouvée. La seule étiologie était une prise aberrante de vitamine A dans le cadre d’un régime " autistique " : 100 000 UI/j pendant trois mois, puis 150 000 UI/j les trois mois suivants. L’intoxication a été confirmée par les dosages plasmatiques de vitamine A, par l’augmentation du rapport molaire de vitamine A sur RBP et par la présence de palmitate de rétinol plasmatique. Un traitement en urgence par réhydratation, biphosphonates et furosémide, a permis une normalisation efficace de la calcémie. Conclusion. Devant toute hypercalcémie de cause non évidente, un interrogatoire rigoureux doit rechercher une intoxication à la vitamine A. Notre observation illustre le danger de certains régimes proposés chez les enfants autistiques.

50. Lacroix C, Cailler V. Prescription des antidépresseurs chez l’enfant et l’adolescent : revue de littérature Synapse ;2008 ;237:24-27.

51. Lafage A. Tendresse impossible : Thérapie familiale avec trois générations d’une famille comprenant un enfant autiste. La reconnaissance dans les liens familiaux. Le Divan Familial ;2008 ;20:95-105.

" Tendresse impossible. Thérapie familiale avec trois générations d’une famille comprenant un enfant autiste". Au cours du développement normal des liens psychiques entre l’enfant et ses parents se construit une réciprocité de l’investissement qui est soutenue en permanence par la mutualité du lien. Cette mutualité permet le développement de la tendresse et de la sensualité. Des pathologies, telles que l’autisme infantile, montrent l’impact du dysfonctionnement des investissements et interrogent sur la circularité des processus destructeurs du lien intersubjectif dans la famille.

52. Laine F, Tardif C, Gepner B. Amélioration de la reconnaissance et de l’imitation d’expressions faciales chez des enfants autistes grâce à une présentation visuelle et sonore ralentie. Annales médico psychologiques ;2008 ;166(7):533-538.

De nombreuses études ont montré que les personnes autistes souffrent de troubles perceptifs visuels et auditifs, pouvant affecter leur compréhension de la communication. Récemment, des travaux ont montré que les personnes autistes ont des difficultés à percevoir les mouvements du visage impliqués dans la communication ainsi que les sons de la parole car ceux-ci seraient trop rapides pour elles. Nous avons cherché à savoir dans cette étude si un ralentissement de la voix humaine et des mouvements faciaux entraîneraient une amélioration de la reconnaissance d’expressions faciales présentées de manière dynamique chez des enfants autistes comparés à des enfants normaux. Nos résultats montrent que le ralentissement d’expressions faciales et de leur son correspondant en améliore la reconnaissance et induit davantage d’imitations chez les enfants autistes par rapport aux enfants témoins. Un logiciel permettant de ralentir le son et l’image de manière synchrone pourrait alors aider les personnes autistes à mieux comprendre les messages verbaux et non verbaux lors des échanges interpersonnels.

53. Laine F, Tardif C, Rauzy S, Gepner B. Perception et imitation du mouvement dans l’autisme : une question de temps. Enfance ;2008 (2):140-157.

Un nombre croissant d’études a montré que certaines personnes autistes souffrent de troubles de la perception des mouvements biologiques pouvant affecter leur communication verbale et non verbale et leurs interactions sociales. Les mouvements de l’environnement iraient trop vite pour elles et déborderaient leurs capacités de traitement perceptif. Confirmant cette hypothèse explicative du trouble social dans l’autisme, des études antérieures ont montré que la reconnaissance d’expressions faciales est améliorée chez des enfants autistes lorsque ces expressions sont présentées de manière ralentie. Dans cette même perspective, notre présente étude vise à explorer, chez des enfants et adolescents autistes comparés à des enfants témoins normaux, l’impact de différentes vitesses de présentation de gestes corporels ou faciaux sur leur capacité à les imiter sur demande. Ces gestes, effectués par une personne, sont présentés sur ordinateur, en vitesse normale ou ralentie, grâce à un logiciel spécialement conçu à cet effet. Les résultats montrent d’une part que les enfants autistes, essentiellement ceux ayant un autisme plus sévère ou un âge de compréhension verbale plus bas, imitent moins bien les gestes que les enfants témoins, et, d’autre part, que leurs performances imitatives s’améliorent lorsque les gestes sont présentés lentement. Ces résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles modalités de rééducation perceptive et communicative chez les personnes autistes.

54. Latour AM. Processus autistiques et psychomotricité. " Apprendre de l’expérience ". Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence ;2008 ;56(1):39-43.

L’enfant qui se trouve aux prises avec des processus autistiques plus ou moins envahissants, présente toujours à des degrés divers des troubles psychomoteurs bloquant le développement harmonieux des champs psychoaffectif, cognitif et instrumental. Le psychomotricien de l’équipe est souvent sollicité pour intervenir dans la prise en charge globale nécessaire pour ces pathologies autistiques. Il est alors utile que soient mieux cernées la pertinence et l’adéquation d’un travail en psychomotricité auprès de ces enfants. Un travail portant sur les contenants corporels et les analogies corps-espace, et dans une expérience partagée par l’enfant et le soignant, permet la construction du corps (de soi, de l’autre) comme " objet de connaissance par l’expérience ", et la restauration d’une psychomotricité plus harmonieuse.

55. Le Nestour A, Thomas N, Durrmeyer X. Parcours de vie, parcours de soin. Enfances et psy ;2008 ;38:121 p.

A partir de témoignages, de récits, d’études sur le devenir des enfants soignés, qu’il s’agisse d’enfants suivis en institutions, atteints d’autisme, de troubles psychotiques ou de conduites alimentaires, d’enfants pris dans un deuil pathologique, une maladie somatique ou un handicap sévère, ce dossier se propose d’explorer par petites touches ces parcours, ces trajectoires, ces devenirs et la façon dont les professionnels des différents champs de l’enfance les abordent. Car les professionnels eux aussi évoluent, grandissent et nourrissent leurs pratiques de l’expérience et de tout ce que leur renvoient les enfants dont ils "prennent soins" à un moment ou à un autre de leurs vies

56. Lignac Mary M. L’essentiel est de participer : sport et handicap mental. Sesame ;2008 ;165:6-9.

L’origine de Jeux Paralympiques remonte à 1944, à la fin de la seconde Guerre Mondiale et on la doit à Ludwig GUTTMAN, neurochirurgien anglais qui insuffle une nouvelle approche de rééducation par le sport en organisant des jeux sportifs à l’attention de ses patients en fauteuil, déficients moteurs ou anciens combattants. Le sport devient rapidement une activité récréative, puis compétitive pour les personnes handicapées. Mais il faudra attendre les Jeux Olympiques de Rome en 1960 pour qu’aient lieu les premiers Jeux Paralympiques ou s’affronteront 400 athlètes paraplégiques. Depuis les Jeux d’Atlanta le mouvement comporte six catégories de personnes handicapées (sauf les personnes sourdes qui organisent leurs propres jeux Silent Games). Depuis 2002, un seul et même comité d’organisation est chargé d’organiser les Jeux Olympiques et Paralympiques. Après le scandale des Jeux de Sydney les personnes déficientes mentales sont exclues des Jeux de Pékin. Les Fédérations nationales réfléchissent sur les moyens d’évaluation de déficients intellectuels et les règles d’éligibilité des sportifs. Parallèlement, d’autres manifestations sportives voient le jour : les Jeux Olympiques Spéciaux organisés depuis les années 50. L’auteur s’interroge ensuite sur les bienfaits éventuels de la pratique sportive pour les enfants autistes

57. Lloret-Nicolas G, Lapuyade S, Philippe A, Colleaux l, Munnich A. Génétique et autisme. Nervure ;2008 ;21(7):15-24.

58. Loncan A. Autisme infantile, reconnaissance mutuelle et liens intersubjectifs. La reconnaisance dans les liens familiaux. Le Divan Familial ;2008 ;20:77-93.

" Altération et vulnérabilité des liens familiaux dans l’autisme infantile. " Les liens psychiques de l’enfant atteint d’autisme infantile précoce apparaissent fortement perturbés par cette pathologie de la reconnaissance ou le fonctionnement intersubjectif est extrêmement ténu. L’expérience des thérapies familiales psychanalytiques montre qu’au sein de la famille, naturelle ou d’accueil, c’est l’ensemble des liens qui est affecté. La démarche thérapeutique vise à leur développement à travers, notamment, la reconnaissance des affects de chacun. Pensées et représentations s’étofferont avec pour perspective l’accès à la métaphore, à la temporalité et à la tridimensionnalité psychique. La mutualité dans la reconnaissance générationnelle en serait la condition.

59. Lucas Navarro S, Pellet J, Lang F. Le concept d’objet primaire en psychanalyse. Après les origines, la source…. Evolution Psychiatrique ;2008 ;73(2):203-224.

60. Magerotte G. L’intervention éducative précoce en autisme, aujourd’hui. De la recherche aux pratiques ANAE Approche neuropsychologique des apprentissages chez l’enfant ;2008 ;93(184-190)

Pourquoi parler aujourd’hui de l’intervention éducative précoce en autisme ? Pourquoi les parents de très jeunes enfants avec autisme demandent-ils aujourd’hui une intervention " éducative ", " intensive " et d’une durée " raisonnable " ? Et quel type d’intervention précoce souhaitent-ils ? Y a-t-il un lien avec les conclusions des recherches évaluatives des programmes d’intervention précoce ? Après avoir présente les principaux résultats des recherches en ce domaine, nous aborderons les principales pratiques d’intervention précoce, regroupées au sein de l’Applied Behavior Analysis (ABA.), en soulignant les défis qui attendent les praticiens et les pouvoirs publics.

61. Malaise Michel Aoip, Th RV. Les voies mystérieuses de l’autisme. RMLG. Revue médicale de Liège ;2008 ;63 HS:26-34.

Les troubles du spectre autistique sont caractérisés par une triade d’altérations touchant les interactions sociales, la communication verbale et non verbale ainsi que la restriction des centres d’intérêts se limitant à des rituels et à des stéréotypies. L’origine de l’autisme résulte de l’interaction de facteurs défavorables, d’une part, environnementaux et, d’autre part, génétiques dont les mécanismes exacts n’ont pas encore été clairement identifiés. Les recherches les plus récentes ont permis de mettre en évidence que des facteurs épi-génétiques régularisent l’expression des gènes parmi les "doubles syndromes", c’est-à-dire les syndromes génétiques associés à l’autisme comme le syndrome de Rett, l’X fragile et le syndrome d’Angelman. Les recherches ont aussi révélé la fréquence élevée d’un stress oxydant dans la genèse de l’autisme, mais les causes exactes n’en ont pas été précisées. Nos travaux ont porté sur l’hypothèse qu’une carence cérébrale en 5-méthyltétrahydrofolate était une cause importante dans la genèse de l’autisme typique chez un groupe de patients présentant, en outre, des troubles neurologiques. Chez un certain nombre de patientes atteintes du syndrome de Rett, un déficit cérébral en folates a été retrouvé aussi. Un mécanisme majeur engendrant le déficit cérébral en folates, résulte de la présence dans le sérum d’auto-anticorps bloquants, dirigés contre le récepteur du folate, localisé aux plexus choroïdes. Nos recherches in vitro ont révélé qu’un deuxième mécanisme du déficit cérébral en folates peut être attribué à un catabolisme du 5-méthyltétrahydrofolate ou à la destruction des membranes cellulaires après exposition à un stress oxydant. Nos résultats préliminaires obtenus chez des autistes typiques ont confirmé la présence de marqueurs du stress oxydant. Ils plaident en faveur de l’hypothèse d’une voie commune intervenant dans un trouble de l’homéostasie des folates dans le système nerveux central. Ce trouble affecte la méthylation de l’ADN avec, comme conséquence, des altérations de régulation épi-génétique touchant l’expression de gènes développementaux du système nerveux et de gènes neuronaux spécifiques.

62. Malo I. Le concept de Veronica Sherborne. Déclic ;2008 (123):67 p.

L’éducation par le corps en mouvement, d’après Veronica Sherborne, aiderait la personne handicapée à entrer en relation avec les autres. Le concept est anglais et fut inventée dans les années 60. Son principe : effectuer différents mouvements pour prendre conscience de soi, de l’espace et des personnes qui nous entourent. Véronica Sherborne est professeur d’éducation physique et kinésithérapeute. Utilisée au départ pour les adultes et enfants polyhandicapés, infirmes moteurs cérébraux, handicapés moteurs, autistes, la méthode s’est propagée dans les cours d’éducation physique des écoles anglaises ordinaires et dans d’autres


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